Votre vision forge votre leadership

By 59club Insights Magazine on mars 16, 2026

 Lors des 59club Global Awards, la coach de haute performance Lora Caven a animé une table ronde sur l'état d'esprit des dirigeants. Un échange riche en enseignements pour tous ceux qui occupent des postes à haute responsabilité. 

Loras Q&A at the Global Awards-1

J'accompagne des dirigeants, confirmés ou en devenir, qui ont déjà réussi mais qui souhaitent aller encore plus loin, avec plus de clarté, de courage et de conviction.

Sur la scène de cette première édition des 59club Global Awards, qui s'est tenue au Belfry, j'étais entourée de trois leaders exceptionnels. Ils savent d'expérience ce que signifie prendre des risques audacieux et parier sur soi-même :

  • Peter George, Président d'Enigma Holdings et entrepreneur en série, a déjà piloté l'introduction en bourse de nombreuses sociétés.
  • James Black, Président de Mirriad, est devenu un investisseur aguerri qui mise aujourd'hui son propre capital sur les leaders en qui il croit.
  • Simon Wordsworth, fondateur de 59club, a autrefois hypothéqué sa propre maison pour donner vie à sa vision.

Ensemble, nous avons exploré deux thèmes qui sont au cœur même du leadership : l'approche du risque et la manière de bâtir une confiance authentique.

 

Lora Caven
Lora Caven

High Performance Coach

À propos de Lora 

 Lora Caven est une coach de haute performance issue des secteurs du golf et de l'hôtellerie. Partenaire de longue date de 59club, elle collabore avec certains des noms les plus respectés du monde des affaires et du sport pour les aider à développer leur clarté, leur confiance et un leadership courageux. 

Les conseils de coaching de Lora 

 LE RISQUE

Prendre des risques ne sera jamais confortable, et c’est précisément là tout l'intérêt. Le but n’est pas d’éviter le risque, mais de prendre les bons. Lorsque vous sentez cette impulsion, interrogez-vous :

  • Ce choix est-il en phase avec ma vision à long terme ?
  • Suis-je capable d’en assumer les conséquences négatives ?
  • Ai-je confiance en moi, quelle que soit l’issue ?

Si vous répondez oui, alors votre décision n'est pas téméraire : elle est synonyme de progrès. C’est ainsi que les leaders grandissent : non pas en fuyant le risque, mais en l’affrontant avec clarté et conviction.

 LA CONFIANCE 

La confiance ne se construit pas d'un seul bond. Elle se forge dans ces moments du quotidien où vous choisissez le courage plutôt que le confort : prendre la parole quand il serait plus facile de se taire, ou trancher quand il semblerait plus sûr d'attendre.

Chaque acte de courage prouve que vous pouvez assumer bien plus que vous ne le pensez. Accumulez ces moments et, sans même vous en rendre compte, vous dirigerez avec une assurance que les autres pourront voir et ressentir. Le secret est simple : n'attendez plus que la confiance arrive. Choisissez le courage, et la confiance suivra.

RISQUE

Témérité ou décision stratégique ?

Le risque est souvent dépeint comme de l'imprudence. Vues de l'extérieur, les décisions audacieuses peuvent sembler folles ou dangereuses. Mais quand c’est vous qui prenez ce risque, le sentiment est tout autre : cela ressemble simplement à l’étape logique suivante de votre croissance, de votre vision ou de votre entreprise.

Le risque est inconfortable, certes, et parfois effrayant, mais il est aussi un puissant vecteur de clarté. Il vous oblige à définir ce en quoi vous croyez vraiment et à déterminer si vous êtes prêt à parier sur vous-même alors que l’issue est incertaine.

Les meilleurs leaders ne sont pas des cascadeurs en quête de sensations fortes. Ils ne sont pas imprudents. Ils sont simplement prêts à miser sur leurs convictions et ils se font confiance pour gérer la suite, quoi qu'il arrive.

 

 Question : Introduire des sociétés en bourse représente un enjeu colossal. Qu’est-ce qui vous a donné la conviction personnelle de faire ce saut, sachant tout ce qui était en jeu ? 

 Peter George : Si vous croyez en votre projet, en son potentiel et en la capacité de votre équipe à réussir — et si vous parvenez à transmettre cette foi et cette conviction aux investisseurs — alors lever des fonds sur les marchés publics devient possible. Si, par la suite, vous tenez vos promesses, les investisseurs vous suivront encore et encore. 

Question : Quand vous soutenez une entreprise, quelle part de votre décision repose sur le projet et quelle part sur l'individu ? Qu'est-ce qui vous convainc d'engager vos propres fonds ? 

 James Black : La première chose à savoir, c'est qu'on n'est jamais obligé de soutenir une entreprise ; il y a toujours plus d'opportunités que de temps ou d'argent ! Le premier filtre est de savoir si l'individu a de bons antécédents, une connaissance approfondie du secteur et une grande intégrité. Est-ce qu'il est agréable de travailler avec lui ? A-t-il le sens de l'humour ? Ensuite, je regarde si l'entreprise va rapporter de l'argent aux investisseurs en me concentrant sur : la taille du marché, la simplicité du business plan, les marges et l'investissement nécessaire pour atteindre une masse critique. Si tous ces voyants sont au vert, je n'investis qu'aux côtés de l'entrepreneur, selon les mêmes conditions que lui. 

Question : Simon, vous avez un jour misé votre maison pour une adhésion à un club de golf. De l'extérieur, cela semble extrême. De l'intérieur, qu'est-ce qui vous a fait dire que c'était la bonne décision, et comment avez-vous gardé votre sang-froid ? 

 Simon Wordsworth : Je savais ce que je ressentais à Loch Lomond : je m'y sentais bien, à l'aise, heureux et détendu. Si mes clients potentiels pouvaient ressentir cela, alors j'avais une confiance et une conviction absolues dans ma capacité à leur vendre mes propres services dans cet état d'esprit. 

RISQUE

La confiance se bâtit, elle n'est pas innée

On parle souvent de la confiance comme d'un trait de caractère que l'on possède ou non. C'est une erreur.

Vus de l'extérieur, les leaders peuvent sembler invulnérables. Pourtant, la plupart vous diront qu'ils ont ressenti de la nervosité, du doute et de l'hésitation avant de se lancer — et que c'est souvent encore le cas aujourd'hui ! Personne ne commence sa carrière avec une confiance absolue.

En réalité, la confiance ne vient jamais en premier. C'est le courage qui ouvre la marche. Chaque fois que vous agissez avant même de vous sentir prêt, vous vous prouvez que vous êtes capable de faire face.

Ces preuves s'accumulent et, avec le temps, cet empilement devient ce qu'on appelle la confiance. La véritable assurance d'un leader n'a rien à voir avec la fanfaronnade ou le faux-semblant. Elle consiste à choisir le courage assez souvent pour qu'un jour, sans même vous en rendre compte, vous réalisiez que vous avez bâti cette confiance que tout le monde perçoit désormais chez vous.

Question : Peter, selon vous, est-ce le courage qui bâtit la confiance, ou l'inverse ? Comment cela s'est-il manifesté dans votre propre parcours de leader ? 

 Peter : J'ai eu le courage de porter mon projet, d'y croire et de pousser l'organisation à obtenir des résultats. C'est quand ces résultats ont commencé à tomber que la confiance s'est installée. Tout n'a pas fonctionné, mais maintenir cette approche courageuse a généré plus de succès que d'échecs. Le succès nourrit la confiance, mais il faut aussi avoir le courage d'arrêter les initiatives qui ne sont pas à la hauteur des attentes. Vos équipes se nourriront de l'énergie que dégage cette détermination. 

Question : James, au-delà des chiffres, quelles qualités chez un leader vous donnent la confiance nécessaire pour investir en lui ? 

 James : J'ai déjà évoqué les critères de sélection initiaux, mais la confiance est une donnée qui doit être évaluée en permanence. Qu'est-ce qui pourrait me faire changer d'avis ? Un écart par rapport au business plan sans explication complète ; le silence radio ; un taux de rotation du personnel élevé ; un manque d'équité envers les clients, les employés ou les investisseurs ; ou encore une mauvaise attitude face aux questions, qu'elles viennent de moi ou d'autres. 

Question : Simon, lors de la création de 59club, il a fallu une sacrée dose d'assurance pour mener cette vision à bien, surtout avec des risques personnels aussi lourds. D'où venait cette conviction et comment l'avez-vous préservée malgré l'incertitude ? 

 Simon : Les refus sont difficiles à encaisser, ils mettent vraiment votre résilience à l'épreuve. Mais je croyais dur comme fer en 59club. Par conséquent, quand quelqu'un me disait "non", je l'interprétais comme un "pas encore". Je le gérais comme ça : ils finiront par nous rejoindre plus tard, ce n'est simplement pas encore le bon moment pour eux. 

 

 

 Cet article est un extrait du magazine 59club Insights, notre publication internationale. Si cette lecture vous a plu, n'hésitez pas à nous laisser vos coordonnées pour recevoir votre exemplaire ! 

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